Berzelius Jöns Jacob

Jons Jacob Berzélius
Portrait de Jons Jacob Berzélius
 Jons Jacob Berzélius
Portrait de Jons Jacob Berzélius

BERZELIUS Jöns Jacob , célèbre chimiste suédois, né en 1779 à Westerlœsa, près de Linkœping (Ostro-Gothie),  où son père était chapelain, mort en 1848.

Après avoir étudié la médecine et les sciences naturelles à l’université d’Upsal, il se consacra à la chimie, sous le patronage de Gahn. Aide-médecin aux bains de Medewi, il publia ses premiers ouvrages : Nova Analysis aquarum Medivensium, Upsal, 1800, de Electricitalis galvanicœ in corpora organica effectu, 1802.

Reçu docteur en médecine, il fut nommé professeur adjoint pour la médecine et la pharmacie à Stockholm, et, tout en s’occupant de pratique, donna des leçons publiques et particulières. Professeur titulaire en 1806, il fonda, l’année suivante, avec d’autres médecins, la Société médicale de Suède. Membre de l’Académie des sciences de Stockholm en 1808, président de celle Académie dès 1810, il remplit les fonctions de secrétaire perpétuel depuis 1818 jusqu’à sa mort. En 1848, il fit un à Paris, où il captiva tout le monde par son affabilité, et noua des relations durables avec Berthollet, Laplace, Gay-Lussac, Fresnel, Dulong, Ampère, Arago, etc. Anobli dès 1818 par Charles XIV, créé baron eu 1835, sénateur en 1838, il était associé de l’Institut de France depuis 1822.

Berzélius est un des fondateurs de la chimie moderne, dont il a éclairé et enrichi presque toutes les parties; ses travaux se distinguent par la précision, l’exactitude, la sagacité, et la recherche constante des applications utiles. L’un des premiers, il tira un grand parti du système électro-chimique, en appliquant la pile galvanique à l’analyse dos corps : ainsi il détermina l’influence qu’elle exerce sur les sels, et ses recherches acquirent un intérêt inattendu par la décomposition des alcalis et des terres qu’opéra Davy. En rangeant les corps simples dans l’ordre de leurs intensités électriques il les divisa en électropositifs et en électronégatifs. Proust n’admettait que deux combinaisons possibles entre les mêmes corps, tandis que Berthollet supposait la matière susceptible de combinaisons en nombre illimité : Berzélius, par l’analyse d’un nombre infini de composés, confirma, en l’étendant un peu, la théorie du premier. Il reconnut les combinaisons du soufre avec le phosphore. Personne n’employa de méthodes d’analyse plus parfaites, le chalumeau devint entre ses mains un moyen exact d’analyser les substances inorganiques. Il soumit à une révision judicieuse la théorie atomistique.

De moitié avec Hisinger, il découvrit l’oxyde d’un nouveau métal qu’il appela cérium ; il découvrit encore le sélénium en traitant la pyrite de Fahlun, puis le thorium, et constata la présence du lithium dans les eaux de Carlsbad. En décomposant le premier divers oxydes, il isola le calcium, le baryum, le strontium, le tantale, le silicium, le vanadium et le zirconium. Il donnait pour base aux classifications de la minéralogie les propriétés chimiques, et non les caractères physiques des corps. Sa nomenclature chimique, attaquable en quelques points, obtint une grande vogue , surtout dans le nord de l’Europe. Berzélius a beaucoup écrit, et peu de chimistes  ont publié un aussi grand nombre de mémoires. La plupart ont été traduits en francais dans les Annales de chimie.

Ses ouvrages principaux sont : sur les Eaux minérales artificielles, 1803, Mémoires de physique, de chimie et de minéralogie, en collaboration aven Hisinger et autres savants, Stockholm, 1806,-1818, 5 vol, Recherches sur les effets du galvanisme, Recherches de chimie animale, 1800, 2 vol,  Essai sur la théorie des proportions chimiques et sur l’influence chimique de l’électricité, traduit en français, par Fresnel, 1812, Coup d’œil sur la composition des fluides animaux, 1812,  Nouveau système de minéralogie, Coup d’œil sur les progrès et l’état présent de la chimie animale, 1815, Traité de l’emploi du chalumeau en chimie et en minéralogie, trad. par Fresnel, 1821 ; Traité de chimie, résumé des travaux de toute sa vie. trad par Hœfer et Esslinger, 1816-1850, f, vol. Enfin, de 1821 à 1848, il rédigea un Rapport annuel des progrès de la chimie et de la minéralogie, 27 vol.

Source: Dictionnaire général de biographie et d’histoire, de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée par Louis Charles Dezobry

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